23 novembre 2008
Christianisation - petites questions...
Bon, rien d'essentiel, mais si vous avez des éclaircissements...
- C'est quoi exactement l'arianisme ?
Théorie du prêtre Arius qui proclame l'unité radicale de Dieu (il nie donc la Sainte-Trinité).
- Quelles sont les différences majeures entre monastère et abbaye ?
L'abbaye est un monastère catholique (tous les monastères ne sont pas catholiques) dirigé par un abbé.
- Quelles sont les différences majeures entre basilique, cathédrale et église ?
La basilique est un type d'église, c'est un "titre" honorifique délivrée par le Saint-Siège. La différence est essentiellement architecturale. La cathédrale, comme le dit Filou, c'est le lieu de résidence de l'Evêque et le lieu de culte principal du diocèse. Dans ce sens-là, elle prolifère à partir du IXe siècle.
- pourquoi les chefs barbares s'allient-ils aux évêques pour préserver l'unité du christianisme au moment de la dislocation de l'Empire ?
Pour appuyer leur autorité.
- pourquoi les évêques pratiquent-ils l'évergétisme ? Pour s'attirer les bonnes grâces de la population ?
Oui, également pour tenir leur rang et assurer leur carrière.
Sur ce, je clos définitivement l'Antiquité (j'ai déjà entendu ça ^^) ! Bonne nuit !
18 novembre 2008
La société celtique
Dès le XIIIe siècle av. J.-C., des populations celtiques sont à l'origine du territoire correspondant à la France actuelle, que Jules César nommera plus tard la Gaule. Cette civilisation des champs d'urnes, ainsi dénommée en raison de ses rites funéraires, sera progressivement remplacée au VIIIe siècle par la civilisation dite de Hallstaat ou 1er âge du fer, puis, au début du Ve siècle, par l'époque de la Tène (2e âge du fer), marquée par une nouvelle vague d'immigration celtique. Se met alors en place une nouvelle société prospère, guerrière, à la fois unie et dispersée.
Des peuples disparates
Les celtes occupent un territoire qui sera arbitrairement délimité par le Rhin par Jules César : la Gaule. La gaule est divisée en grandes régions : la Belgique, l'Aquitaine, la Celtique qui constituent la Gaule chevelue, et la Provincia. Les Celtes sont eux-mêmes divisés en une soixantaine de peuples. Chaque cité possède son site fortifié : l'oppidum. Néanmoins, le territoire s'unit dans une langue et une religion communes, ainsi que dans le culte des héros.
Une société hiérarchisée
Les celtes sont divisés en 3 classes : les druides détiennent le savoir et le pouvoir scientifique, religieux, juridique. Ils ont charge d'instruire les élites et communiquent avec les dieux. Ils sont les seuls à savoir lire et écrire. La classe guerrière élisent un roi sous contrôle des druides, elle regroupe les aristocrates : ils sont propriétaires terriens et jouent un rôle politique. Enfin, les artisans, commerçants, agriculteurs produisent ce qui est nécessaire pour les 2 classes dirigeantes. Ils ne paient pas d'impôts et ne détiennent aucun pouvoir. La religion tient une place importante, elle est non représentative et invoque la Nature. Les femmes ont les mêmes droits que les hommes, sauf sur le plan spirituel, elles ne peuvent donc pas être druides.
Un territoire prospère
Les Celtes sont un peuple guerrier (prise de Rome, prise de Delphes...) mais pas seulement.
Le pays est riche. On y cultive le blé, l'orge, on sale et fume les viandes, on tanne le cuir. Sont inventés le savon, le chariot, le tonneau cerclé de fer, et les Celtes sont de fins orfèvres. Ils exportent des esclaves, des salaisons et importent du vin grec et italien.
Le pays est ouvert. Les échanges avec les Etrusques et les Grecs existent depuis le VIe siècle avant J.-C. En témoigne la tombe de Vix où l'on retrouva un immense vase grec en fragments.
L'image d'Epinal du gaulois querelleur abondament véhiculée par les manuels d'histoire de la III République a vécu. Les écrits Antiques ont été éclairés par les récentes fouilles archéologiques associées aux nouvelles technologies (analyse en laboratoire). Le fonctionnement de la société celtique changera à partir de -121 avec la conquête de la Narbonnaise, puis à partir de -52 avec la reddition du chef gaulois Vercingétorix qui enclenche le processus de romanisation.
Je me rends compte qu'il y a plein de choses un peu bancales, tant sur le fond que sur la forme... Vraiment pas mon truc, l'histoire...
Demain, l'année 1661...
06 septembre 2008
Minute culturelle 1
Oh bah, j'ai toujours 5 minutes à perdre, surtout à 1 h 50 ^^ !
La civilisation de Hallstatt : du nom d'un village autrichien dont la nécropole a livré plus de 2000 tombes sous tumulus (par opposition aux champs d'urnes). Civilisation du premier âge du fer du milieu du VIIIe siècle à la fin du VIe siècle. Elle succcède à l'âge du bronze et précède le deuxième âge du fer, époque de La Tène, du nom d'un village suisse sur le lac de Neuchâtel. Les guerriers sont inhumés avec leurs richesses, les chevaliers sont les plus puissants, on les distingue par leurs longues épées.
Bon, je rentre de chez des amis où l'on s'est régalé de (végétariens, ne lisez pas !) coppa corse et de cailles. Du tout bio, quand même. Au dodo !
18 juillet 2008
Créteil 2008 - corrections d'histoire-géographie
Question 1 - Mutation des paysages ruraux français
Le paysage rural fait référence à un espace qui a subi des évolutions. Il renvoie à une organisation foncière, des terroirs, une typologie d'habitat, des spécificités sociales, etc. Ce n'est pas uniquement un paysage agricole : c'est un paysage de campagne dans lequel les activités pratiquées ne se limitent plus aux seules activités agricoles. Les campagnes ont en effet des fonctions de plus en plus diverses.
1. Le paysage rural a longtemps été assimilé au paysage agricole
L'opposition champ ouvert/bocage perdure, même si le second recule sous les effets de la mécanisation et du remembrement.
Une exploitation sur cinq a disparu dans les années 80. Les exploitations qui restent se sont souvent agrandies et modernisées, et les espaces agricoles prospères correspondent aux régions de grande culture ultra-modernisées (ex. : Bassin parisien) et à celles de culture spécialisées.
Le recul de l'activité agricole peut se traduire par une progression des jachères et de la reforestation. On note le recul prononcé du nombre d'agriculteurs.
Les mutations des fonctions et modes d'organisation des fonctions agricoles sont donc le premier critère d'analyse à mobiliser : les transformations dépendent alors des trajectoires du monde agricole lui-même.
2. L'espace rural connaît des modifications importantes et ne s'identifie plus systématiquement au paysage agricole
Vocation résidentielle, surtout en périphérie ou à proximité des agglomérations (rurbanisation). Le rôle des infrastructures de transport peut être envisagé.
Présence d'activités industrielles dynamisées par de nouvelles activités résultant fréquemment d'opérations de déconcentration.
Revivification des espaces ruraux touristiques: le tourisme vert, allié à la pluriactivité. Concurrence du tourisme.
Les paysages ruraux se sont profondément transformés, en même temps que les mutations des activités et des modes de vie. Et le rural profond mis à part, on peut se demander jusqu'à quel point on peut encore parler d'espaces ruraux, au regard de leurs mutations et de l'interpénétration avec les villes.
Question 2 - La Renaissance artistique en Europe
Les dates retenues pour clore l'époque médiévale posent problème. Le terme "Renaissance" a pour les historiens Deux acceptions différentes : l'une, large, couvre une poériode entière de l'histoire de l'humanité, l'autre, plus restreinte, renvoie à l'art et à la littérature. Dans tous les cas, nul ne conteste l'importance de la mutation survenue durant la Renaissance, sur le plan esthétique.
L'Antiquité constitue la référence de la Renaissance pour les réalisations artistiques. Dans une civilisation différente de celle de l'Antiquité, naissent une culture et un art nouveaux qui s'inspirent des Anciens. C'est en Italie, dès la première moitié du XVe siècle qu'apparaît cette volonté de retour à l'Antiquité, avec les désir de renouer avec la gloire passée entretenue par l'état des vestiges antiques.
Au XVe siècle, l'Italie est la région la plus riche, urbanisée, cultivée d'Europe, elle est la plus avancée et la plus outillée économiquement. C'est à Florence favorisée par une ambiance intellectuelle exceptionnelle et le mécénat des Médicis que se développent les innovations artistiques. Les talents y sont nombreux : Brunelleschi en architecture, Donatello en sculpture, Masaccio qui fonde les règles picturales de la perspectives géométriques. La Renaissance s'épanouit aussi avec Fra Angelico et Botticelli. La campagne militaire du roi de France Charles VIII, la chute des Médicis participent au déplacement du centre de gravité de la Renaissance artistique italienne à Rome. A Florence et dans la Rome des papes, au tournant des XVe et XVIe siècles, les grands maîtres comme Raphaël, Michel Ange, Léonard de Vinci déploient leur art. La Renaissance se déploie aussi de façon originale à Venise où la peinture, après Giogione, est dominée par Titien, mais aussi en Lombardie ainsi qu'en Italie centrale avec Piero della Francesca. Ainsi, aux XVe et XVIe siècles, l'Italie compte beaucoup de centres artistiques comme Milan, Mantoue, Padoue, Verone, etc.
Les artistes pétris de réflexions philosophiques inspirés du platonisme, recherchent l'idéal. Ils sacralisent le beau, l'ordre et l'harmonie qui expriment la perfection de la création en idéalisant la représentation de la nature. L'art de la composition recherche" la symétrie. Contrairement à leurs prédécesseurs, les artistes sont aussi des théoriciens. Ils rédigent des traités. Cependant, l'art de la Renaissance bénéficie des progrès techniques et scientifiques du Moyen Age occidental et musulman. Le paysage apparaît dans les tableaux mis en scène par l'artiste.
La marche en avant que constitue la Renaissance artistique n'est pas seulement italienne mais véritablement européenne. C'est en France, à la suite des guerres d'Italie, que l'influence italienne est la plus grande. François 1er devenu mécène favorise l'installation d'artistes à la cour de France, à Fontainebleau.Vers 1540, naît un style classique français, synthèse entre les influences italiennes, l'inspiration de l'Antiquité et les traditions nationales comme on peut le constater avec les châteaux de la Loire. Des peintres comme Jean et François Clouet, des sculpteurs tel Jean Goujon, les architectes Philibert de l'Orme, Pierre Lescot marquent ce courant artistique.
Dans le reste de l'Europe, la Renaissance ne se répand pas partout ni de la même façon, prenant ici et là des tonalités particulières. Ainsi existe-t-il deux grandes écoles d'ingénieurs dans l'Europe de la Renaissance (italienne et allemande). La Flandres est un des grands pôles économiques de la Renaissance et un grand foyer atistique, tout comme la vallé du Rhin. Cependant, aux Pays-Bas, si l'influence italienne est réelle à partir de 1510, elle reste limitée. La tradition nationale triomphe avec Pierre Breughel l'Ancien. Dans le Saint Empire, seuls Dürer et Holbein le Jeune sont profondément marqués par la pensée et l'art italiens tout en gardant leur originalité. L'influence reste très minime en Espagne et en Angleterre alors qu'elle pénètre aussi en Europe centrale par la Pologne et la Bohême qui sont en relation avec la Flandre et l'Italie.
La Renaissance n'est pas seulement une période d'optimisme. Elle est marquée par la mélancolie, de profondes inquiétudes religieuses et de puissants mouvements eschatologiques, faisant de la Renaissance un temps de bouillonnements et de contradictions que le foisonnement artistique de l'époque reflète.
Volet didactique : les zones dynamiques en Europe
Une zone dynamique se définit comme un espace régional connaissant sur 10 ou 20 ans une croissance démographique, économique et sociale. Ces dynamiques sont dues à des facteurs internes et externes, et peuvent s'inscrire dans des échelles nationales, régionales, communautaires et continentales. Au total, l'Europe apparaît comme un espace polycentrique. En effet, au sein même de l'espace européen, existent des niveaux de développement et des espaces de dynamisme axtrêmement différents, en nature et en qualité dont le gradient opppose une Europe occidentale, une Europe centrale ou médiane et une Europe orientale.
Les espaces liés aux grandes métropoles sont les plus dynamiques. l'ensemble des cartes présentées dans le document 1 montre dse concentrations significatives : populations et sièges sociaux se rassemblent dans les espaces médians de l'Europe, zones elle-mêmes pl;us densément irriguées par les moyens de communication. La carte des aides distribuées par l'UE aux régions en retard de développement montre l'inverse : la zone médiane est moins concernée, pour autant, elle coporte des petites régions en retard. En France, on peut citer par exemple le littoral nord, la région Nord-Pas-de-Calais, les Vosges, les Alpes... Les raisons de ces retards sont liées aux difficultés de reconversion des vieux bassins industriels ou encore à un fort exode rural qui nécessite un soutien au développement des activités rurales. Certaines de ces régions témoignent parfois d'un réel dynamisme du fait des processus de reconversion opérés dans des secteurs plus innovants.
On peut définir les zones dynamiques comme les fortes concentrations humaines et urbaines dans lesquelles sont concentrés le pouvoir politique et économique, les activités économiques et financières dominantes et intégratrices, les fonctions d'innovation et les noeuds de transports. Par exemple, Londres et Paris, métropoles de niveau mondial, concentrent le pouvoir politique, financier, économique et culturel, à l'image de leurs puissants centres d'affaires. Ces centres financiers et économiques de premier ordre sont des centres moteurs à l'échelle européenne mais aussi à l'échelle mondiale. La lisibilité de la puissance économique se traduit par des paysages urbains caractéristiques : gratte-ciel futuristes tel le Gherkin abritant au coeur du Londres des affaires une grande compagnie d'assurances suisse. La verticalité de l'urbanisme change l'image du centre historique. Tous les grands centres d'affaires sont marqués par les mêmes caractéristiques.
A côté de cette concentration traditionnelle, se développent des métropoles situées en périphérie, décidées à jouer elles aussi un rôle de centre. La croissance de Berlin, Stokholm, Athènes ou Helsinki montre que ce dynamisme n'est pas réservé uniquement aux espaces considérés comme les plus puissants.
On assiste aussi au renouveau ou à la croissance de nombreux espaces littoraux, en particulier en Méditérranée, bénéficiant de régions dynamiques portées par de puissantes métropoles et bénéficiant de la croissance du tourisme, de la modernisation de l'agriculture et de la litoralisation des industries récentes, qui se développent grâce à une fiscalité souvent attractive pour les investisseurs et à un cadre culkturel et paysager de qualité. Cela permet parfois de soutenir des activités plus traditionnelles.
Quelques pistes d'utilisation
(En aucun cas, on attend tout des candidats. L'essentiel est d'avoir une réflexion cohérente et construites autour de quelques objectifs en rapport avec le dossier, et de présenter quelques pistes d'activités)
Point fort du programme en histoire-géographie : "Les zones les plus dynamiques sur le plan économique et celles qui le sont moins", niveau CM.
Objectifs visés par l'enseignant :
- amener les élèves à se représenter et caractériser l'organisation de l'espace européen (utilisation de photos) ;
- localiser des lieux centraux ;
- analyser des cartes thématiques pour situer la mégalopole européenne, zone centrale de décisions ;
- amener les élèves à identifier des zones peu dynamiques et progressivement à penser des périphéries dynamiques ;
- proposer un fond de carte de l'Europe présentant les limites de zones individualisées et demander aux élèves de trouver des couleurs pour les représenter, et de construire la légende correspondante.
Mise en évidence d'objectifs transversaux relevant de la maîtrise de la langue et/ou de l'éducation civique :
- participer à l'examen collectif d'un document géographique en justifiant son point de vue ;
- rédiger la légende argumentée d'un document géographique.
Liens possibles avec d'autres disciplines :
- liaison avec les arts visuels (réflexion sur les grandes manifestations culturelles dans les grandes villes européennes par le biais des TICE) ;
- liaison avec la littérature (travail à partir d'un réseau d'albums dont les histoires se passent dans différents pays européens dans une approche littéraire et géographique) ;
- liaison avec l'éducation à la citoyenneté (capitales institutionnelles de l'UE, fonctionnement des comissions qui distribuent les aides, sensibilisation des élèves aux questions liées à l'identité européenne.